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Époque à ponts

 

Le titre de cet édito pourrait être une définition de mots-fléchés, car on associe généralement ce cinquième mois de l’année civile à ses généreux jours de congés. Sauf que non … zut, en 2022 les 1er et 8 sont des dimanches. Mais courage, il restera le jeudi de l’Ascension pour se reposer un peu. Se (re)poser en Dieu, bien entendu !

 

« Mois de mai, mois de Marie », dit-on aussi en Eglise. Prendrons-nous le temps de méditer un chapelet, une neuvaine à la Vierge sainte, allumer une veilleuse au pied de la Mère de Dieu ? Bien des dévotions sont possibles. Certaines propositions seront faites par notre paroisse ou par le diocèse. Pensez donc à bien lire tout l’agenda mis à votre disposition. Et si vous ne trouvez pas chaussure à vos pieds, n’hésitez pas à innover. Et partagez, car la prière à plusieurs est réellement plus puissante.

Cela étant, certains rétorqueront qu’ « en mai, fais ce qu’il te plaît ». Peut-être… ou pas.

 

Pour une fois, lisons-le différemment ce mot de « mai ». En verlan cela donne « aim ». Si c’est de l’anglais, aim se traduit par but, objectif. Nous aurions donc un objectif à atteindre en ce mois de mai. Cela pourrait être en effet de se libérer du temps pour méditer avec la Vierge Marie.

 

Ou bien si l’on prononce tout simplement phonétiquement les trois lettres aim, nous reprenons alors le commandement que Jésus nous a laissé : AIM(E). Voilà le but vers lequel nous devons courir, tendu vers l’avant, ainsi que le rappelle saint Paul (Phi 3, 13-14).

Alors en déformant un peu une formule de saint Augustin, je nous inviterai volontiers en ce beau mois de mai, à redire ceci : « aim’ d’abord, puis fait ce qui te plaît ».

 

Frère Samuel